Mon new roman Heritage innatendu
Posté le 22.01.2008 par reverieschezbrigitte
--" Désolée pour cet interruption. poursuivez,je vous en prie."
JOSUAH consulta sa montre les sourcils froncés et le regard furieux.
--" Ce soir ? Bien sur ..... LONDRES ?......Voyons voir...."
Il sortit son ordinateur de poche et consulta rapidement son agenda électronique.
--" D'accord ,c'est possible ! A quelle heure part l'avion ?"
--" JOSUAH ! s'écria CALYCE ,outrée qu'il passe outre cette discussion très importante pour eux . Il n'est pas question que tu t'en ailles avant que nous ayons fini de parler ."
Sentant une regard posé sur elle derrière son dos ,elle se retourna et s'appercut que le frère de JOSUAH les observait toujours du fond de la bibliothéque..
Elle lui décocha un sourire féroce qui lui signifiait clairement qu'il avait intérêt à s'occuper de ses affaires. et elle recut en pleine figure son sourire insolent dont il la gratifia en retour. Comment le timide PEYTON et la douce MARJORIE avait elle pu mettre au monde deux fils aussi arrogant l'un que l'autre ?
Rien qu'à son regard satisfait et moqueur ,elle aurait juré que RENO DE LINT l'avait déjç juggée et condamnéesans même la connaitre .Il ne devait voir en elle qu'une aventurière cupide au point de séduire un vieil homme pour lui soutirer un bel héritage.
En le regardant croiser ses bras musclés dont l'un était tatoué ,une hanche posée contre le mur l'idée saugrenue lui vint qu'il avait peut être été adopté.Difficile de savoir si un tel rustre avait lemoindre géne avec la famille DE LINT.
Elle reporta son regard sur son fiancé,grand et mince ,étroit de poitrine et aussi blond que le dénommé RENO était brun. les deux frères étaient le jour et la nuit. Autant que l'un avait les manières racées dues à une éducation soignée ,autant que l'autre révélait une nature primitive,totalement dépourvue del'élégance subtile des DE LINT.
Quand au reste de la famille qui diffammait encore dans la bibliothéque un simple coup de vent aurait pu les faire écrouler comme un jeu de cartes.
CALYCE regarda de nouveau RENO qui ne la quittait pas desyeux ,indifférent d'être soumis à une telle analyse.Oui c'était surement ca,il y avait eu un échange à la naissance .Ces accidents arrivaient parfois.....
Elle se retourna une nouvelle fois ,voulant ignorer définitivement le jeune homme. JOSUAH était toujours en conversation avec son interlocuteur.il organisait tranquillement son voyage d'affaire.
-- CALYCE furieuse s'énerva:" JOSUAH!"
Couvrant tout de suite le téléphone d'une main nerveuse, le jeune homme la fusilla du regard.
--" CALYCE lui dit il d'une voix glacée ,tu n'es pas toi même ce soir. Visiblement la nouvelle qui a fait de toi une riche héritière t'a bouleversée .Je t'interdis de dire pour le moment à ma mère que c'est fini entre nous.Tu connais sa fragilité psychologique . Elle a eu assez démotion pour aujourd'hui .Elle prend déjà trop de médicaments pour l'anxiété et la dépression ..
Il l'enveloppa d'un regard de dompteur voulant apaiser une tigresse et il ajouta d'une voix plus douce :
--" je n'exagère pas en disant qu'une telle nouvelle aurait l'effet d'une bombe pour elle et pourrait la tuer ."
CALYCE jeta un regard sur la fragile silhouette de MARJORIE ,toujours appuyée sur son mari.Celle ci en effet sortait d'une énième dépression . C'était vrai : cette nouvelle pôuvait faire de gros dégats chez elle .
--" Entendu ...Nous lui annoncerons ca quand tu seras revenu de ton voyage .Combien de temps comptes tu rester absent ?
JOSUAH consulta son interlocuteurau bout de la ligne .
--" Deux semaines pour établir le dossier à LONDRES et une autre au CANADA à QUEBEC."
--" Trois semaines ,ce n'est pas possible ......."
A suivre :prochain chapitre ....
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Posté le 25.12.2007 par reverieschezbrigitte
--« Désolé mais c’est écrit noir sur blanc et si vous mademoiselle, désirer faire don de votre héritage à la famille DE LINT…… »
La famille tourna vers elle un regard plein d’espoir.
--« ……le testament l’interdit formellement : je le sais c’est moi qui l’ai rédigé. »
RENO observa CALYCE qui s’étant assise, avait plongé son visage dans ses mains. Les épaules voutées, elle semblait l’image même du désespoir.
Il hocha la tête. Bravo ! Excellent numéro : lui aussi la jugeait sans la connaitre ; que pouvait il savoir d’elle : rien ! Alors pourquoi autant d’acharnement à la juger telle qu’il le pensait ?
Il pensait : nulle ne doute que derrière le rempart de ses mains, elle devait bien rire de cette bonne plaisanterie…..
S’interposant entre JOSUAH son fiancé et la secrétaire du notaire, CALYCE adressa un sourire forcé à la jeune femme : « viens nous avons à parler s’il te plait «
--« Excuse moi : mais il est primordial que nous ayons une discussion sérieuse tous les deux .Cela ne peut plus être remis comme tu le fais toujours……je ne te garderai pas longtemps promis ! »
JOSHUA ne pouvait pas savoir à quel point il disait vrai …..
Empoignant avec détermination le bras de son fiancé, elle l’entraina dans le petit salon joignant la bibliothèque et le coinça près de la cheminée …
--« Il faut que nous parlions toi et moi, cela a déjà trop duré cette comédie de l’amour entre nous : un amour qui n’est plus là….. »
--« Bien volontiers, approuva JOSHUA toujours souriant et toutes mes félicitations pour nous avoir mis la main sur le manoir ; c’était bien joué ma chérie ! »
CALYCE le dévisagea ; croyait il que c’était pour ca qu’elle avait consacré tant de temps à son grand père ? Pour avoir le manoir et de l’argent .Pour qui la prenait il : une arriviste ?
--« Bien joué ! Qu’insinues-tu par là ? »
Un pli creusa le front du jeune homme …
--« Mais…….. »
--« Tu as du rouge à lèvres là sur la mâchoire ……. »
Le visage de JOSHUA s’empourpra jusqu’au cou ……..
--« OH je ….ne sachant plus quoi dire ! »
--« JOSUAH ……gémit CALYCE dans un long soupir d’exaspération : tu ne changeras donc jamais …….Quand voudras tu grandir un peu ?......OH et puis quelle importance maintenant ? »
Elle retint son souffle et compta jusqu’à dix avant de reprendre.
--« Je crois qu’il est grand temps de mettre fin à cette mascarade de fiançailles. »
--« Comment et pourquoi ? Mais je …… »
--« Ne fait pas celui qui est étonné : cela fait des mois que tu fais le don juan par ci, par là ….. »
--« Oh tu fais allusion à cette fille …. »
Il désigna du pouce la secrétaire tout en émettant un petit bruit déplaisant avec les lèvres …..
--« Si on ne peut plus s’amuser : je suis jeune et pas ringard comme mon frère ….. »
--« Oui je sais, avec elle comme avec les autres avant ! Et par affection pour DEREK : j’ai fermé les yeux ! Mais maintenant qu’il n’est plus là : avec lui se sont envolés toutes nos raisons de se marier …. »
---« Alors maintenant qu’il est mort, tu vas chiper tout l’argent et me laisser tomber, te tirer la révérence : c’est ca ? »
Un pli déplaisant déformait la bouche du jeune trop gâté par la vie et ses parents .Avant que CALYCE ne put répondre à cette attaque injustifiée, le téléphone du jeune homme sonna. Il répondit, redevenant d’une politesse extrême.
---«Allo, oui : JOSUAH DE LINT à l’appareil … »
CALYCE ne se laissa pas démonter : elle n’allait pas se laisser faire comme ca ….
--« Ton accusation est odieuse ! Comment peux-tu un seul instant croire à une telle chose de ma part ? je n’avais aucune idée de ce qu’il y avait dans ce testament ….. »
JOSUAH couvrit son téléphone de la main ….
--« OK, ok, on en reparlera plus tard …..Tu veux bien ? Là j’ai un coup de fil important …. »
---« Non immédiatement rétorqua CALYCE, je ne peux passer outre une telle accusation …. »
Et lui arrachant son appareil des mains elle coupa d’un doigt ferme la conversation de celui-ci…
JOSUAH lui lança un regard plus que furieux, je dirai même presque meurtrier; un regard qu’elle ne lui avait jamais vu jusqu’ici ! Un regard qui devait faire trembler ses adversaires en affaires ….
Se reprenant : » CALYCE, je n’ai vraiment pas le temps de discuter de ca maintenant. Puis d’ailleurs ce manoir m’appartient autant qu’à toi : mon grand père a bien dit » à la future épouse de mon petit fils « ….. »
--« A condition que je t’épouse et j’en ai plus aucune envie ….. Rien ne m’y oblige ….»
--« CALYCE, je me demande quelle mouche t’a piquée ……? »
La sonnerie de son portable résonna à nouveau ! Son sourire charmeur apparut à nouveau sur ses lèvres …
---« OUI, JOSUAH DE LINT à l’appareil …..Pouvez-vous patienter un moment s’il vous plait, merci ….. ? »
Renfermant de nouveau l’appareil dans sa paume : Il aboya après CALYCE :
---« Tu sais qu’une telle décision peut tuer ma mère ; c’est ce que tu veux ? Encore une accusation gratuite….Jusqu’où allait il aller pour avoir gain de cause ?
Sa mère l’aimait, oui mais lui ? Il ne parlait jamais de ce qu’il éprouvait pour elle ….alors à quoi bon une telle comédie .Elle grinça des dents : encore une fois, il ne pensait qu’à lui ……
---« Ta famille s’y fera et finira par comprendre …. »
---« Non ce manoir est dans la famille depuis des siècles et tu crois que tu vas pouvoir nous la voler avec tout ce qu’elle contient de souvenirs ….. ?
CALYCE se retint de ne pas hurler ; comment avait elle pu envisager un seul instant de se marier avec cette brute ?
Celui-ci croyant avoir gagné la partie reprit sa conversation téléphonique où il s’était arrêté ….
A suivre : prochain chapitre ...
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Posté le 03.12.2007 par reverieschezbrigitte
CALYCE se tourna vers lui, l’air stupéfaite et l’espace d’un instant, il crut voir de la souffrance dans ses beaux yeux. Mais tout ca ne devait être que de la comédie : qu’est ce que ca pouvait être d’autre ? Comme JOSHUA elle devait calculer mentalement ce qu’elle venait d’hériter.
--Cela ne tiendrait pas devant un tribunal, protesta doucement PEYTON : après tout rien ne dit que vos fiançailles avec notre fils aille très loin, connaissant JOSHUA !
Il était rouge et une légère sueur perlait à son front.
--Si cela devait arriver, la maison ne resterait plus dans la famille : je ne pense pas que ce serait ce qu’aurait voulu DEREK mon père ……Et ne vous inquiétez pas : ce n’est pas pour ca que nous ne vous considérons plus de la famille mon enfant en lui tapotant la joue….mais vous comprendrez que, quand il s’agit de notre fils JOSHUA, nous émettons quelques réserves…..
Tournant un regard attristé vers RENO, elle acquiesça de la tête….
Le notaire les rappela à l’ordre devant la menace qui s’élevait vers elle :
--« PEYTON, votre père était sain d’esprit quand il a écrit son testament …….
Il cherchait des mots diplomates pour ne blesser personne ….
--….Il désirait vraiment léguer le manoir à Melle DELOBEL plutôt qu’à quelqu’un de sa propre famille. Il avait ses raisons que je suis tenu de garder secrètes et il tenait à ce que sa volonté soit respectée. En fait……
Il fouilla dans ses papiers……
--….je dois vous préciser que si Melle DELOBEL refuse cet héritage : tout sera légué à une œuvre de charité de son choix ……
-- Comment bégayèrent PEYTON et MARJORIE tous les deux en même temps ……
Le notaire leur confia une copie de l’acte et leur demanda de la lire entièrement……
A suivre :prochain chapitre...
Posté le 25.11.2007 par reverieschezbrigitte
Il y eut un murmure de surprise parmi les requins de la famille puis le silence revint chargé d’électricité…..
--« ……ainsi que les terres qui l’entourent, le personnel qui l’entretient, le mobilier, les sculptures, les voitures, à quoi s’ajoute un capital versé comme une rente mensuelle pour la paye des employés et l’entretien du manoir etc.…… »
S’interrompant, le notaire retira ses lunettes et fixa l’assistance comme s’il attendait des protestations.
Un sourire grimaçant cloué aux lèvres, RENO bascula sa chaise contre le mur pour apprécier les sourires déconfits de ceux qui étaient là pour l’argent : des requins, rien que des requins qu’ils sont …..
D’une seule unité, ils s’étaient retournés vers la jeune femme, l’œil mauvais. L’atmosphère de la pièce était de plus en plus lourde et des murmures méchants commençaient à fuser !
--« mais enfin dit un lointain cousin : elle n’est même pas de la famille ! »
--« mais qui est elle vraiment dit un vieil oncle :la famille de cette demoiselle ne nous est pas connue ! Nous en aurions entendu parler ! »
--« Ma foi, répondit une vieille tante, il suffit de la regarder pour voir que c’est une intrigante et que le pauvre DEREK avait perdu la tête !"
RENO fronça les sourcils et plaint cette jeune femme car les insultes allaient fuser de plus en plus : elle leur soutirait le coffre à trésor de la famille, elle une parfaite étrangère !
--« DEREK était si naïf ; si facile à tromper ; un exalté ; il buvait pas mal sur ses vieux jours ; visiblement manipulé par cette sainte nitouche…… »
RENO regarda la jeune fille qui subissait tous ses reproches et insultes sans broncher : elle était perdue dans son chagrin et ses pleurs discrets ; complètement retirée de ce qui se passait dans la pièce : une excellente actrice, on ne pouvait pas dire ! Lui aussi à sa façon, la jugeait sans la connaitre.
JOSHUA donna un léger coup de coude à sa fiancée qui tourna vers lui un regard interrogatif !
--« Qui a-t-il ? Pourquoi as-tu fait ca ?»
-- « tu as hérité du manoir et de beaucoup d’autres choses !
--« quoi ! Moi ! Ce n’est pas possible : je ne fais même pas partie de la famille ….. »
--« Grand père devait t’aimer beaucoup parce qu’il t’a faite héritière de son manoir qu’il adorait … »
Deux rangs en avant la mère de JOSHUA, les doigts tremblant, s’efforcait d’ouvrir sa boite de pilules tranquillisantes. Elle demanda à son mari, d’une voix un peu fébrile: »est ce une erreur ? »
--« Père ne peut nous avoir fait cela rétorqua t’il ,les yeux dilatés par la surprise !
Les parents de JOSHUA se retournèrent vers la jeune femme et lui adressèrent un pale sourire forcé.
Puis quand le notaire eut levé la séance et que toute la faune familiale se fut éparpillée pour commenter cette offense soit disant familiale, MARJORUIE s’approcha de sa future belle fille.
--« Ne t’inquiète pas ma chérie, on ne t’en veut pas : on est juste un peu surpris et désappointés ! Depuis toujours je pensais qu’un jour, on finirait par s’installer dans ce manoir et maintenant …… »
Elle se blottit dans les bras de son mari….
--« Je ….je ne sais pas quoi dire, murmura CALYCE, aussi blanche et troublée que les lys qui ornaient la pièce. »
--« Un simple merci pour commencer suffirait suggéra RENO, sarcastique, vous êtes riche maintenant…. »
A suivre:prochain chapitre....
Posté le 23.11.2007 par reverieschezbrigitte
Ce n’était pas le cas pour son frère JOSHUA qui montrait un masque de comédien mal dans son rôle : parfait égoïste personnifié qui n’étai t là que pour voir s’il allait hériter de quelque chose.
--je commencerai donc par le porte feuille d’actions en bourse poursuivit le notaire : »A mon fils PEYTON, moi DEREK DE LINT, sain de corps et d’esprit, je lègue Cinq cent mille part de la société AIRLINE…… »
Cessant d’écouter le notaire, RENO fixa son attention sur la jeune femme assise à côté de son frère, qui lui serrait la main en étouffant ses sanglots dans un mouchoir de dentelle : ah oui…. la fiancée ! RENO retint un sourire de mépris qu’il sentait venir en lui .en dehors des photos envoyées par sa mère, il ne connaissait rien d’elle : d’une beauté pure mais son âme l’était elle aussi ? Meilleur genre que les conquêtes habituelles de son frère mais certainement pas plus désintéressées que les autres…..
--« Deux cent mille part à mes deux nièces et mon neveu HAROLD, NANCY et ELODIE………. »
Là où il était il pouvait admirer la grâce de la jeune femme et son cou délicat et sa magnifique chevelure brune relevée en un chignon bouclé. Elle était d’une élégance parfaite.
RENO fronça les sourcils ! Bizarre, bizarre…
Il regarda ses longues jambes et ses hanches fines pour remonter au visage qui était celui d’un ange mais l’était elle vraiment ?
Celle-ci dut sentir qu’on l’observait car elle se retourna brusquement et regarda dans sa direction .Reculant dans l’ombre des feuillages, RENO resta sans voix devant la beauté de ses yeux vert émeraude : c’était le regard le plus troublant qu’il eut crois é dans son existence de voir.
Comment une telle beauté à l’air si délicat a-t-elle pu tomber entre les mains de son don juan de frère qui n’hésitait pas à conter fleurette à n’importe quel jupon qui lui plaisait ?
Mystère : elle devait avoir besoin d’argent, sinon il y a longtemps qu’elle serait partie !
--« A toi ma chère belle fille que j’aime tant dans ma société d’import, export ……. »
RENO écarta une touffe de feuilles pour mieux l’étudier : il la vit se moucher discrètement, cachant son chagrin. Etrange vraiment : cette jeune femme est d’une classe indéniable. Il n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle faisait là. Tout indiquait chez elle d’une bonne éducation : bizarre pour une coureuse de dot ! Vraiment il faut de tout pour faire un monde !
--« .. Seront partagés entre mes petits fils RENO et JOSHUA DE LINT…… »
RENO regarda à nouveau le notaire réfléchissant à ce qu’il avait bien du toucher, n’ayant pas écouté un seul mot, trop poursuit à fixer CALYCE. Mais de toute façon il s’en fichait :il ne manquait pas d’argent de son côté. Il en était d’ailleurs assez fier : il était le seul à travailler et bien gagner d’argent dans sa vie dans la famille. Le seul à comprendre que l’argent qu’il avait : il l’avait gagné à la sueur de son front et que ca n’était pas venue comme ca tout chaud dans ses poches.
--« …ceci conclut la distribution des biens financiers. Passons maintenant à la répartition des meubles et immeubles….. »
Le notaire fouilla dans ses documents, trouva les papiers et marqua une pause pour faire durer le suspens, puis reprit sa lecture.
--« …A la future épouse de mon petit fils CALYCE DELOBEL, je lègue le Manoir DE LINT ….. »
A suivre :prochain chapitre ....
Posté le 20.11.2007 par reverieschezbrigitte
Elle ravala la boule qui obstruait sa gorge et alla s’installer dans la rangée du fond .JOSHUA dont le parfum discret sentait bon le jasmin vint la rejoindre et s’empara de sa main .La jeune femme réalisa soudain que ce qu’elle appréciait le plus dans sa relation avec lui c’était sa famille. Et en premier lieu, son grand père DEREK.
Mais elle aimait beaucoup les parents du jeune homme, le distrait et aimable PEYTON et la délicieuse et fragile MARJORIE. Tête baissée, CALYCE refoula ses larmes en songeant à ce qu’elle allait perdre et combien ils lui manqueraient tous, JOSHUA inclus mais à l’exception du frère ainé RENO. Elle ne l’avait jamais rencontré vu qu’il était toujours parti d’un coté ou d’un autre mais, vu son absence à un moment si crucial : elle ne pouvait qu’imaginer l’être qu’il était.
RENO DE LINT laissa tomber son sac de voyage sur le carrelage du hall d’entrée et referma la porte sur lui .Dehors le vent hurlait comme un damné .Il remercia sa bonne étoile d’avoir pu arriver avant que la tempête se déchaine un peu plus. L’immense hall était vide et silencieux : même les domestiques avaient disparus :pourtant l’air tiède sentait bon le café moulu.
Il passa les mains dans ses cheveux qui avaient besoin d’une bonne coupe pour les discipliner. Il pesta contre le mauvais temps qui lui avait loupé les funérailles d’un grand père qu’il adorait .Il aurait voulu être là pour honorer la mémoire de celui qui avait eu tant d’influence sur sa vie .Etouffant un soupir résigné contre le destin, il remit un peu d’ordre dans sa tenue et entendit du bruit venir de la bibliothèque.
Le notaire devait commencer à lire le testament à tous ces profiteurs d’argent Il se glissa furtivement dans l’entre bâillement de la porte. Un homme en costume, chauve, les documents étalés devant lui sur le bureau de son grand père annonçait les legs aux heureux élus .
----tiens à vous remercier d’être tous présents en cette triste occasion .Je sais que c’est pour vous un moment très pénible ….
Discrètement RENO alla s’assoir derrière un palmier à l’abri des regards mais d’où il avait une vue de l’ensemble des convives. Il ravala un reniflement de dégout : la fausseté de ces personnes le dégoutait .La plupart des personnes présentes n’étaient que des hypocrites avides d’argent ,trop facilement gagnés à cause d’une soit disant parenté. A quand leur remontait la dernière visite faite à DEREK ; des années certainement.
Il gratta sa barbe naissante : il ne pouvait se montrer en modèle lui aussi malgré l’amour qu’il lui portait .la dernière fois qu’il l’avait remontait à deux ans ; c’était un NOEL. Mais lui au moins n’était pas là pour rafler une part du gâteau car il gagnait très bien sa vie en tant que médecin sans frontière.
----et sa générosité. C’est donc avec une grande tristesse que nous allons procéder maintenant à la répartition de ses biens personnels.
Le regard de RENO se posa sur sa mère, effondrée sur son mari .Le nez rougi par les pleurs, elle était encore plus pale que d’habitude .S’apercevant de sa présence, elle lui fit signe de la main. Il lui sourit et d’un geste lui fit comprendre qu’il la verrait après .Bien qu’il jugeait ses parents un peu excentriques, celui-ci savait qu’ils avaient aimés sincèrement DEREK malgré ses lubies fréquentes. Leur chagrin était réel…….
A suivre :prochain chapitre...
Posté le 18.11.2007 par reverieschezbrigitte
Un coup d’œil en direction de JOSHUA avait suffi pour constater que la température était plutôt chaude entre lui et sa nouvelle conquête. Il l’avait emprisonné d’une main et plaqué contre un mur, se faisant des sourires et des messes basses qu’il aurait pu la caresser de ses mains enjôleuses . Les seins en avant, celle-ci se cambrait, l’œil luisant, tel l’agneau prêt au sacrifice, lui offrant des lèvres prometteuses.
Une soudaine fatigue fit courber les épaules, normalement droites et fières de CALYCE : grâce au ciel, c’était bientôt fini toute cette comédie…
Le mois qui venait de s’écouler avait mis à rude épreuve la résistance de la jeune femme qui s’était efforcée de veiller à ce que l’harmonie règne jusqu’au bout dans la demeure de DEREK DE LINT, par amour pour le vieil homme à l’agonie. Mais bientôt dans quelques heures à peine, elle serait de nouveau libre, seule face au reste du monde.
Cette perspective l’effrayait et l’excitait en même temps . Elle détestait être seule mais elle détestait encore plus le mensonge et la duplicité. Or ses fiançailles devenaient une pure comédie grotesque à laquelle elle ne voulait plus participer. Elle avait bien l’intention de parler à JOSHUA avant la fin de la soirée et d’y mettre fin . Plus tard ils verraient comment prévenir les parents de celui-ci et ils reprendraient chacun leur chemin .Un nouveau regard vers son soit disant fiancé lui confirma qu’il aurait beaucoup moins de mal qu’elle à redevenir célibataire.
Bah ,quelle importance : elle avait de quoi s’occuper avec ses cours à l’université et son travail de quelques heures temporaires de chez MAC DONALD qu’elle avait trouvés depuis une semaine . Et puis elle n’était pas vraiment seule : elle avait sa chienne BELLE : elle se mordilla la lèvre .Si seulement elle avait eu la chance d’avoir autour d’elle une vrai famille ; la chance de partager un amour aussi fort qu’avait été celui de ses parents aujourd’hui décédés .
Les derniers invités bientôt finirent par partir avec leur semblant paroles réconfortantes et leur sympathie qui chaque fois lui donnait envie de pleurer .Car en perdant DEREK, elle avait perdu son seul ami.
Quand la lourde porte se fut enfin refermée sur le dernier visiteur, le notaire leva un verre de cristal et le heurta à plusieurs reprises d’une cuillère en argent en demandant à la famille de venir le rejoindre dans la bibliothèque pour la lecture du testament .Pour la plupart avide d’argent ,ils se dépêchèrent de s’exécuter ,espérant emporter un peu du magot de DEREK.
Tandis que le notaire prenait place au bureau de DEREK, étalant ses documents, les brouhahas des voix amplifièrent la pièce. Ceux ci lorgnaient sur les très beaux objets qui ornaient la pièce ;des objets d’une valeur parfois inestimable .Tous caressaient l’espoir de repartir avec une part du gâteau .
Les compliments sur le défunt allaient bon train:
--DEREK était si merveilleux
--C’était un vrai philanthrope
--Et un véritable mécène
--il était si généreux
--Et si gentil
--C’était un saint –
CALYCE fronça les sourcils :où étaient ils tous quand celui-ci gisait dans son lit ces derniers mois ? A l’exception de JOSHUA et d’elle-même et des parents du jeune homme : personne n’était venu lui rendre visite dans sa chambre où il était consigné de rester depuis de longues semaines ,oublié de tout le monde …..
A suivre : prochain chapitre...
LES REQUINS POUR L'HERITAGE...
Posté le 17.11.2007 par reverieschezbrigitte
Dissimulée par une rangée de rosiers hauts perchés, CALYCE DEMPSEY vit son fiancé, JOSHUA DE LINT, regarder à travers la pièce furtivement .Puis il se dirigea vers la secrétaire du notaire et la dragua ouvertement .Cette rousse un peu trop maquillée et au regard fardé passait difficilement inaperçu avec sa taille de mannequin.
La jeune fille soupira : un tel comportement le jour des funérailles de son grand père était inconvenable et difficilement pardonnable. Joshua grandirait il un jour ? Pour elle ce ne fut jamais pour autant qu’elle ne puisse en juger .Les manières de séducteur de ce dernier faisaient parties de son charme. C’était d’ailleurs ca qui l’avait attiré en premier chez lui : elle se devait de l’avouer. JOSHUA avait un charme indéniable : il était beau garçon, intelligent et drôle.
Enfin il avait tout pour lui sauf une chose : on ne pouvait pas lui faire confiance. Et ca c’était un sérieux problème : toujours il courait les jupons.
Fatiguée, CALYCE rejoignit la porte principale du manoir DE LINT pour honorer une promesse faite à la maman de son fiancée de s’occuper de tous ces gens qui s’étaient déplacés pour l’enterrement. Toutes les relations et connaissances étaient venues rendre un dernier hommage au vieil homme millionnaire philanthrope et surtout d’une bonté incroyable de son vivant !
La mère de JOSHUA, MARJORIE, fragile beauté au teint de lait, trop accablée de chagrin était étendue sur le divan du salon devant la cheminée : elle lui avait laissé les rennes pour ce devoir de maitresse de maison.
Amie et aide soignante du vieil homme DEREK DE LINT, elle joua le rôle de secrétaire toute la journée à sa place .Elle tendit la main à la vieille Mme WASHINGTON, unique héritière des entreprises de jouets de toutes sortes : » je suis si contente que vous que vous ayez pu venir Mme WASHINGTON.
--Je n’aurai pas manqué ca pour tout l’or du monde mon enfant. Ses vieux doigts tremblant jouaient avec un collier de diamants qui ornait son cou. DEREK était un bien bel homme : il venait souvent à la maison avant d’aller retrouver le seul amour de sa vie APRIL…
--Sa femme s’appelait CATHERINE corrigea CALYCE..
--Pardon, que dites vous mon enfant ?
--CATHERINE !....Ravie de vous avoir revue Mme WASHINGTON.
--Merci ma chérie mais mon prénom est SOPHIA.
CALYCE, un sourire patient sur ses lèvres légèrement maquillées, reconduit celle-ci que son chauffeur attendait jusqu’à l’allée centrale du manoir. Un vent glacial s’engouffra dans le hall : une tempête se préparait et CALYCE se réjouit que les domestiques aient allumées les cheminées.
Comme elle faisait ses au revoir au cercle limité des DE LINT ; elle songea avec un petit sourire qu’au moins, à l’intérieur, il faisait meilleur ……
A suivre : prochain chapitre .....